Les actualitÉs : Bourse

08.12.2011

Le choix d’un courtier en bourse

Choisir un courtier en bourse dépend entièrement de son profil d’investisseur et suppose de savoir lire entre les lignes tant les offres de prestations sont nombreuses et différentes. La multiplication des courtiers en ligne a favorisé la concurrence sur les prix et les prestations, ainsi que la transparence tarifaire, mais en aucun cas l’homogénéité des offres. Au contraire, c’est par son offre unique que le courtier en bourse se distinguera de ses concurrents. Etudier ce marché suppose une fois de plus de comparer les tarifs et les prestations.

Les différents tarifs des courtiers en ligne

Des tarifs adaptés à son profil d’investisseur

Les tarifs seront différemment appréciés selon que l’on est soi-même un investisseur actif ou non. Certains recherchent des placements à long terme, d’autres veulent du  trade à court terme. Certains passent fréquemment et régulièrement des ordres de bourse, d’autres peu. Certains veulent disposer de conseil, d’autres sont plus autonomes sur la base d’informations clés.

C’est au regard de ses habitudes d’investisseur que l’on repère immédiatement la grille tarifaire la plus adaptée. Certaines sont très simples, comme chez Binck.fr où aucun forfait ne vient brouiller les pistes, d’autres demandent de s’asseoir quelques instants pour les étudier, comme celle, très achevée, de Cortal Consors.

L’attention doit porter sur les tarifs permanents, hors offres promotionnelles. Le responsable produits Bourse chez Binck.fr, Loïc Javoise, prévient qu’ « il ne faut jamais céder aux tentations d’une promotion sans avoir préalablement étudié les offres permanentes ».

Les frais de courtage

Il s’agit de la commission du courtier pour chaque opération d’achat ou de vente. Le calcul de la commission repose sur le nombre d’ordres passés dans le mois et/ou leurs montants. Lorsque des offres annoncent la gratuité des frais de courtage, le réflexe est de rechercher les contreparties. Généralement, elles ne sont pas loin. Par exemple, chez Fortuneo, le tarif « zéro courtage » est une offre restreinte à deux ordres par mois, de 10.000 euros chacun au maximum. Elle s’accompagne de la condition que le solde du compte s’élève au minimum à 50 000 euros en fin de trimestre. A défaut, 120 euros sont prélevés.

Les droits de garde

Les droits de garde correspondent au prix du service pour la conservation des titres. Chaque courtier a son mode de calcul et sa fréquence de prélèvement. Là encore, s’ils sont offerts, des contreparties ou contraintes existent.

Les frais de marché

Les frais de marché désignent le coût de la plate-forme d’exécution d’un ordre. Les courtiers sont assez discrets sur cette question, seules les sociétés Bforbank et Cortal Consors les facturent sur Nyse Euronext.

Les frais accessoires

Passage d’ordre par téléphone, alertes par SMS ou accès aux cours de Bourse en « streaming »…, les courtiers apportent aux investisseurs toute une série de services pratiques qui viennent peser sur la facture. A comparer selon ses besoins !

Des offres de courtage contrastées

Peu ou beaucoup de produits

Tandis que chez Mesactions.com les courtiers ont opté pour une présentation restreinte de produits, une gamme légère et simple, sans produits dérivés, chez Saxo Banque, au contraire, 20 000 produits traditionnels et dérivés sont disponibles.

D’autres courtiers comme Binck.fr et Bourse Direct ont choisi une position médiane, préférant une « exhaustivité sélective ». Chez Bforbank, le responsable Bourse et titres, Bertrand Miserey, prône « une rare expertise sur les valeurs moyennes ».

Les courtiers font généralement une large place aux OPCVM avec gratuité des droits d’entrée et de sortie. Ainsi, Bourse Direct rassemble 200 fonds, Fortuneo en présente 700 et Bforbank 2 000.

Certains courtiers ont même évolué vers les services bancaires Boursorama et Fortuneo. Cette diversification d’activité reçoit la faveur des clients qui peuvent étendre leur choix de placement, leur courtier se faisant plus universel. Benoît Gommard, directeur général de Cortal Consors, souligne que cette offre « satisfait pratiquement toutes les demandes en délivrant aussi bien des Livret A, bancaire et de développement durable que des contrats d’assurance-vie, des FCPI, SCPI… et même de l’or physique ».

Une panoplie de services plus ou moins satisfaisante

Parmi les services délivrés par le courtier en ligne la qualité de l’information qu’il transmet est décisive. Si chez certains l’information est assez ténue, comme chez Mesactions, d’autres, tels que Boursorama, noient l’investisseur sous un flot d’informations qu’il lui appartient de démêler. Entre trop ou pas assez, l’investisseur se détermine en fonction de ses besoins d’analyses de fond, ou plutôt de données techniques et chartistes.

Chaque courtier propose des outils de gestion qui emporteront l’adhésion ou non. Certains investisseurs recourent volontiers à des outils graphiques ou à des instruments d’aide à la décision, tandis que d’autres veulent bénéficier de conseils de gestion de fortune. Pour ceux qui passent leurs ordres de bourse depuis leur portable (type, Applibourse de Cortal Consors), certains services deviennent superflus.

S’agissant d’une relation à distance, l’investisseur doit se sentir à l’aise sur le site Internet du courtier. L’ergonomie doit être irréprochable et les plates-formes de passages d’ordre faciles à utiliser. Avant de se décider, il est recommandé de tester l’application de passage d’ordres sur une version de démonstration.